Le Caire - Egypte - 17 heures
Deux étudiants de l'Ecole des Mines de Nancy quittent un bureau de la Faculté d'ingénieurs de l'Université du Caire en même temps que les autres occupants. Témoignage exclusif d'un des deux étudiants :
Eh bien comme tous les soirs, on sort du bureau et puis on va prendre un microbus. Bon, évidemment, le plus simple, c'est de faire 5 minutes à pieds et puis on arrive au rond-point où on est assurés d'avoir un microbus rapidement. Eh ben ce soir, rien ne s'est déroulé comme d'habitude.
Ben en fait, en descendant du trottoir, puis en traversant, je me suis senti à l'aise, pas de chute, rien. C'est ce qui m'a mis la puce à l'orreille. Je savais, dans mon inconscient, que quelque chose de fantastique allait se passer. Ca n'a pas loupé. A peine remontés sur le trottoir que j'entends un klaxon. Bon, ça, c'est normal, au Caire. Mais j'ai l'impression que c'es Maxence et moi qu'on klaxonne. Du coup, je me retourne. Et là, une apparition. Une voiture française. Avec à bord le Docteur Fouad et le Docteur Qui-sert-à-rien. Oui, c'était une R9, la célèbre Qui-sert-à-rien-mobile (cousine égyptienne de la batmobile).
Nous fûmes invités à monter dans le bolide surpuissant, camouflé habilment en une caisse pourrie avec la porte passager qui ferme aléatoirement. Là, évidemment, pas de "Hello everyone ! How are you?" car nous nous étions vus plus tôt dans la matinée.
C'était parti, mon kiki ! On a donc fait une pointe à 40 en 3ème (il faut bien camoufler la surpuissance de l'engin aux yeux des autres), mais à l'expert que je suis n'a pas échappé des petits détails qui montrent bien la différence de la voiture. Oui, un compteur de vitesse qui marche, avouez que c'est pas commun, et puis des ceintures de sécurité à l'avant
et à l'arrière, avec enrouleur qui plus est.
On a donc remonté la rue Sarouat, traversé le Koubri Sarouat, le légendaire, pour se retrouver à côté de chez nous. Nous sommes arrvés à bon port.
Merci, Docteur Qui-sert-à-rien !!